Un soin énergétique en visio : est-ce que ça vaut le présentiel ?

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Sur Zoom, mon casque sur les oreilles et la lumière du salon baissée, j’ai lancé ma première séance de soin énergétique en visio. J’ai coupé les notifications, posé le téléphone contre une pile de livres, puis je suis partie avec l’idée qu’un écran me laisserait à distance.

J’ai préparé six rendez-vous, trois en visio et trois en présentiel, pour comparer sans me raconter d’histoire. J’ai noté chaque signe, du bâillement aux picotements dans les mains, pendant que ma fille a frappé à la porte une fois au mauvais moment.

Comment j’ai organisé mes séances pour comparer visio et présentiel

J’ai gardé un rythme simple, avec une séance tous les 4 jours, sur 6 rendez-vous au total. J’ai pris 45 minutes en moyenne, avec 10 minutes d’échange en plus quand je découvrais le praticien, et j’ai gardé le même cadre chez moi à chaque fois.

Chez moi, près d’Annecy en Haute-Savoie, j’ai choisi une pièce calme, une lumière tamisée et un moment où je travaillais à domicile sans urgence autour. J’ai fermé la porte, et j’ai vite vu qu’une simple allée et venue dans le couloir suffisait à me sortir du fil.

J’ai utilisé Zoom, un casque fermé, le téléphone en mode avion et une caméra fixe à hauteur de visage. J’ai aussi posé une couverture sur mes jambes, parce que j’ai senti que mon corps se posait mieux quand je ne bougeais pas pour réajuster l’écran.

Consacré aux thérapies manuelles et énergétiques, j’ai gardé la même grille sur les 6 séances. Je voulais comparer mes signaux corporels pendant la séance, puis ce qui revenait dans la soirée et le lendemain.

Je cherchais des repères concrets, pas une impression vague. J’ai regardé les bâillements, la chaleur dans la poitrine, la lourdeur dans les bras, les picotements dans les mains et le moment où je me suis retrouvée à oublier l’écran.

Ce que j’ai ressenti pendant et après les séances en visio versus en présentiel

En visio, j’ai eu plusieurs bâillements d’affilée, puis mes paumes ont chauffé sans que je force quoi que ce soit. J’ai senti une lourdeur nette dans les jambes, et j’ai même eu les yeux humides au milieu d’un silence guidé.

Au milieu d’un silence guidé, j’ai remarqué que mes épaules étaient tombées. J’ai été frappée par ce détail, parce que je bâillais sans arrêt et que je n’avais rien cherché de spécial.

J’ai été convaincue à ce moment-là que la distance ne coupait pas tout. J’ai oublié l’écran pendant plusieurs minutes, puis j’ai senti une chaleur douce dans la poitrine et un petit gargouillis dans le ventre.

Le présentiel m’a fait autre chose, plus enveloppant. J’ai senti la présence physique du praticien dans sa respiration, ses silences et ses gestes, et j’ai trouvé le contact non verbal plus net.

Je suis rentrée des séances sur place avec une impression de densité plus marquée. En visio, j’ai gardé un ressenti plus diffus, mais pas plus faible pour autant quand le cadre était propre.

Le plus net, chez moi, est arrivé après coup, pas pendant le pic de relaxation. Dans les 2 heures qui ont suivi les séances les plus calmes, j’ai senti l’apaisement descendre plus bas, alors que le moment même me semblait discret.

Une séance en visio ne m’a presque rien donné sur l’instant, puis j’ai senti un relâchement réel plus tard dans la soirée. J’ai trouvé ce décalage déroutant au début, puis j’ai compris que mon attention surveillait trop chaque sensation.

À l’inverse, une connexion instable a cassé ma concentration 2 fois. J’ai perdu le fil au milieu d’une respiration guidée, et j’ai senti que la séance retombait dès que le son se figeait.

Ce que j’ai appris sur les limites et pièges de la visio pour un soin énergétique

L’erreur la plus pénible, je l’ai faite une fois en restant dans une pièce où quelqu’un passait. J’ai senti ma concentration se fissurer dès le premier aller-retour, et je n’ai plus tenu la relaxation jusqu’au bout.

J’ai aussi testé un démarrage avec les notifications encore actives, et la séance a été hachée net par une vibration. J’ai compris, un peu tard, que le moindre bip me faisait sortir de l’état de relâchement.

Quand j’ai voulu répondre à un message en même temps, je me suis retrouvée spectatrice, pas impliquée. Je m’étais dit que ça ne m’arriverait plus, et j’ai fini par lâcher l’affaire au bout de 3 minutes.

Je n’ai pas toujours dit au praticien que je peinais à garder les yeux fermés ou à rester immobile. Dans ces cas-là, j’ai senti le rythme mal ajusté, avec trop de flottement au début et pas assez de tenue ensuite.

Quand j’ai signalé mon côté très mental, la cadence a été plus claire et j’ai mieux suivi. La voix posée, presque monotone, m’a aidée plus que le contenu lui-même, parce que son débit et ses silences tenaient le fil.

J’ai aussi compris que la fin compte presque autant que la séance. Quand j’ai coupé l’appel et repris mon courrier tout de suite, l’effet est tombé plus vite, alors qu’un temps de respiration de 10 minutes a changé la sortie.

Mon bilan personnel : pour qui la visio peut-elle vraiment marcher, et quand vaut-il mieux privilégier le présentiel ?

La visio m’a paru la plus juste pour une relaxation guidée quand je connais déjà le cadre et que je suis prête à me poser. J’ai mieux réagi quand j’étais seule, au calme, avec un casque, une porte fermée et une pièce chaude.

Le présentiel m’a semblé plus utile quand je suis très dispersée ou quand je cherche une présence physique plus marquée. J’ai besoin de sentir le cadre autour de moi pour lâcher prise, et mon canapé ne fait pas le même travail qu’une présence en face de moi.

J’ai trouvé qu’un format mixte marche mieux dans mon cas : une séance sur place pour poser le cadre, puis une en visio pour le suivi. J’ai aussi gagné en confort en posant la caméra, en coupant toutes les notifications et en respirant 2 minutes avant d’appeler.

J’ai appris à garder une limite nette. Si je sens une douleur étrange, un malaise durable ou un symptôme qui m’inquiète, je cherche un avis médical, pas une interprétation à distance.

Mon verdict après les six séances

Au bout de 3 séances en visio et de 3 en présentiel, je ne mets pas les deux formats dans le même panier. Sur Zoom, j’ai trouvé un vrai intérêt pour la relaxation guidée, surtout quand le cadre reste propre et que je ne laisse rien me distraire.

Pour quelqu’un qui accepte de couper les notifications, de fermer la porte et de ne pas attendre un effet spectaculaire, la visio m’a paru tenir sa place. Pour quelqu’un qui a besoin d’une présence très incarnée, la distance reste moins convaincante, et je le sens tout de suite.

Mon verdict reste simple : la visio marche pour le suivi et la détente guidée, puis elle perd du terrain dès que le cadre se fissure. J’ai vu sur ces 6 rendez-vous que le protocole comptait presque autant que le soin, et je n’ouvre plus Zoom avec les mêmes attentes qu’en présentiel.

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La rédaction